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TÉMOIGNAGE D’UNE RÉDACTION

Ce soir là, la Nouvelle Réserve a fait salle comble, et ce malgré la pluie qui a traversé la Normandie. Avant le début de la soirée, Naruna Kapalan De Macedo a pu présenter son film : Depuis Médiapart. Celui qu’elle considère comme « son journal ». Elle a eu l’opportunité de le suivre, et de filmer la rédaction pendant un an et demi:  « J’étais politiquement perdue après les attentats de 2015. . Filmer à Mediapart était au départ une envie de poser des analyses politiques et des bornes intellectuelles sur une situation qui me dépassait. » nous explique-t-elle, avant de laisser place au film.

UN PARCOURS INTERNATIONAL

Née à Paris, Naruna Kaplan de Macedo a étudié le cinéma à la London International Film School. Avant de s’installer plusieurs années à Tel-Aviv. Elle réalise tout au long de son parcours des courts et long métrages de fiction et de documentaires. Et écrit régulièrement des critiques de cinéma, des scénarios de films et de jeux vidéo. Depuis quelques années, Naruna travail également avec l’ACID.

Un échange convivial entre le public et la réalisatrice a suivi la projection. Maxime Nampon, l’animateur de la soirée, lance la discussion avec une première question :  » Existe-t-il à Médiapart, au sein de la rédaction, différentes couleurs politique ou les journaliste sont engagés dans la même direction ? Les sensibilités sont-elles revendiquées ? » À cela Naruna Kaplan De Macedo répond qu’à la rédaction de Médiapart, celles et ceux qui font le journal partagent les même valeurs politique et le revendique, qu’il n’y a pas comme cela peut l’être dans d’autres rédactions un faux positionnement en « journaliste objectif ».

Viennent ensuite les réactions autour des financements libyens, et cette enquête qui a donc donné lieu à la bande-dessinée Sarkozy-Kadhafi, des billets et des bombes, illustrée par Thierry Chavant. « Cette enquête est énorme, et elle est peut être loin d’être fini. Les révélations, toute cette affaire est tellement vaste… » nous confie la réalisatrice. « C’est une histoire comparable à une œuvre de Francis Ford Coppola, mais là nous ne sommes pas dans la fiction. »

Les questions s’enchaînent pendant plus d’une demi heure. Les échanges permettent à la réalisatrice de partager pleinement son expérience au sein du journal.

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